Lancer l’alerte dans la fonction publique

Les lanceurs d’alerte, même s’ils dénoncent des faits graves, sont bien souvent victimes de représailles et de sanctions, voire de procédures abusives en justice… Il est essentiel d’être accompagné.

La loi Waserman a créé un statut de facilitateur d’alerte : désormais, une association, un syndicat, un collègue ou un ami peuvent être reconnus en tant que facilitateurs d’alerte et protégés à ce titre. Ces acteurs disposent également de leviers d’action propres : agréments en justice, droits d’alerte collectifs… Il est donc essentiel de se concerter, examiner les faits et la stratégie ensemble, plutôt qu’agir seul !

Par ailleurs de nombreuses associations comme Anticor décident de lancer l’alerte en leur nom, pour protéger l’anonymat du lanceur d’alerte ou parce que les alertes ont été élaborées collectivement. Nous vous conseillons de prendre contact avec une structure de ce type, selon la nature des faits dénoncés, si un risque de représailles existe. En revanche, attention à la diffamation : tout propos public, voire privé, portant atteinte à la réputation d’un tiers peut être attaqué en justice ! Soyez très attentifs à votre manièrede communiquer.

Anticor a travaillé à l’édition d’un guide de l’alerte dans la fonction publique et le met à disposition de tous les citoyens, en accès libre :

Lire et télécharger le Guide de l’alerte dans la fonction publique

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