Pénélope Fillon : une affaire emblématique des mauvaises habitudes des parlementaires

Photo : Padilla/MAXPPP
Photo : Padilla/MAXPPP

Le Canard Enchaîné de ce jour révèle que Pénélope Fillon aurait eu un emploi fictif d’assistante parlementaire, entre 1998 et 2006, rémunéré à hauteur de 500 000 € bruts.

Le 21 octobre 2016, dans Le Bien Public, Mme Fillon avait d’ailleurs fait une déclaration bien étonnante pour une personne sensée avoir exercé pendant huit ans les fonctions d’assistante parlementaire : « Jusqu’à présent, je ne m’étais jamais impliquée dans la vie politique de mon mari » !

Plus globalement, Anticor est très critiques par-rapport aux parlementaires français qui embauchent un membre de leur famille comme assistant parlementaire. Cette mauvaise habitude est à la limite de la prise illégale d’intérêts…

Au regard des difficultés pour contrôler concrètement la réalité du travail effectué par les conjoints ou les enfants, l’association prône, d’une part, l’interdiction pure et simple de tout recrutement familial, comme c’est déjà le cas pour les députés européens.

Elle souhaite également la disparition de l’enveloppe « crédit collaborateurs » (d’un montant de 9 561 €) attribuée chaque mois et qui permet aux parlementaires de recruter leurs assistants avec une certaine opacité. Il serait plus sain que ces collaborateurs soit directement embauchés et rémunérés par l’Assemblée nationale ou le Sénat.

Lire aussi :

Union européenne : de bien curieux assistants parlementaires (05/05/2015)

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