En Roumanie, les citoyens se mobilisent massivement contre la corruption


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Des milliers de roumains, plus de 200 000 la nuit dernière, se réunissent tous les soirs pour demander la démission du Gouvernement. La mobilisation de la société civile s’est faite en réaction à des ordonnances controversées assouplissant la législation anti-corruption. Les ordonnances prévoyaient l’instauration d’un seuil de 44 000 euros minimum pour déclencher des poursuites pénales pour « abus de pouvoir ». Ces textes ont été préparés dans le plus grand secret et sans consultation.

Le mouvement a eu raison du gouvernement. Le 4 février, Le Premier ministre Sorin Grindeanu a accepté d’abroger l’ordonnance controversée qui limitait le pouvoir des procureurs. Cette ordonnance adoptée, aurait effacé les inscriptions portées au casier judiciaire de l’actuel président du parti du social démocrate (PSD) Liviu Dragnea. Ce dernier est soupçonné d’être à l’origine de ses ordonnances. En effet, il aurait été l’un des principaux bénéficiaires de ces ordonnances puisqu’il est actuellement mis en cause pour une somme inférieure à 44 000 euros et aurait été immédiatement blanchi si le gouvernement n’avait pas cédé à la pression populaire.

Les ordonnances ont aussi suscité un vent d’indignation de la part du corps judiciaire roumain. En effet, ils sont en premières lignes dans la lutte contre la corruption qui a abouti, ces dernières années, à la condamnation de nombreux responsables politiques.

Anticor observe que les citoyens roumains jouent pleinement leur rôle en empêchant leurs dirigeants d’abuser de leur pouvoir pour échapper à la Justice.

MAJ :

Anticor soutient la mobilisation en Roumanie et invite à participer au rassemblement contre la corruption des élus, le dimanche 19 février 2017, à 15 h, place de la République, à Paris.

 

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