Anticor à Frangy-en-Bresse : « Il faut aussi moraliser les pratiques dans les partis politiques ! »

L’association des amis de la Rose, présidée par Denis Lamard, et Cécile Untermaier, députée PS, ont organisé la 45e fête populaire de Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire), devant plus de 200 personnes.

Boris Vallaud, député PS, et Jean-Christophe Picard, président d’Anticor, étaient invités à débattre sur le thème « Rétablir la confiance ».

Pour Cécile Untermaier, « c’est par ces règles qui garantissent l’impartialité et la proximité des décisions publiques que l’on peut espérer rétablir la confiance et permettre aux citoyens de se retrouver dans la politique. C’est ce que mon groupe à l’Assemblée nationale voulait ajouter à ce texte, rendre transparent le cheminement de la décision et éviter ainsi, les blocages, les détournements, etc. Le combat pour la promotion de la transparence, la lutte contre les conflits d’intérêts que mènent des associations telles qu’Anticor, ne sont pas une fin en soi, mais un préalable indispensable au fonctionnement normal de nos institutions. »

Boris Vallaud a prôné une « reprise en main de la mondialisation » qui consisterait notamment « à éradiquer les paradis fiscaux et à lutter contre l’optimisation fiscale pour rendre imposables les milliards de la finance de l’ombre et de ces grandes entreprises du net qui sont partout et qui pourtant, quand il s’agit de participer à l’effort commun, ne sont nulle part. »

Après avoir fait l’analyse des lois pour la confiance dans la vie politique, Jean-Christophe Picard a annoncé qu’il restait encore d’autres chantiers. Le président d’Anticor a notamment insisté sur la nécessité de moraliser les pratiques en vigueur dans les partis politiques : « Je n’épiloguerai pas sur les organigrammes qui donnent envie d’apprendre le mexicain… Mais il faudrait, a minima, améliorer la fiabilité des votes internes au regard des accusations de tricherie qui ont émaillé l’élection de Martine Aubry (opposée à Ségolène Royal) et celle de Jean-François Copé (opposé à François Fillon). De même, il conviendrait de cesser les parachutages qui écœurent les militants locaux. Sans doute, faudrait-il également prendre l’habitude d’honorer les accords électoraux passés avec ses partenaires. Enfin, on pourrait débattre… du choix des débats ! Il est étonnant de constater que, dans les universités d’été organisées par les partis politiques (à l’exception de celles d’EELV), les questions portant sur la lutte contre la corruption, le combat contre la fraude fiscale ou la modernisation des pratiques politiques ne sont jamais abordées ! Il faut donc changer aussi les pratiques en vigueur dans les partis politiques afin de ne plus faire fuir les militants. Comment un parti peut espérer convaincre les électeurs de venir à lui s’il n’arrive pas à convaincre ses propres adhérents de rester chez lui ? »

 

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