Affaire SYDEME

Le SYDEME (syndicat des déchets ménagers de Moselle-Est) a été créé en 1998 par M. Charles Stirnweiss avec pour objet la construction et la gestion des centres de transferts et de tri, le transport et le traitement des déchets ménagers et assimilés de Moselle Est.

Peu après sa création, le syndicat a déployé son projet-phare : l’usine de méthanisation METHAVOLOR. Contestée par des associations locales pour son coût et son impact environnemental, elle sera tout de même mise en service en 2011.

En 2014, le SYDEME sous l’impulsion de son président Monsieur Charles Stirnweiss, crée la SEM SYDEME DEVELOPPEMENT, dont le SYDEME est participant à 64,5 %. Puis en 2015 sont créées des sociétés à actions simplifiées dont le SYDEME DEVELOPPEMENT est actionnaire : la SAS SPIRALTRANS et la SAS METHANOS.

La mise en place de cette myriade de sociétés privées interroge : gérées par Messieurs Stirnweiss, Winkelmuller, Starck et Lingenheld, elles sont intervenues directement dans des marchés publics passés sans appel d’offres par le SYDEME, alors même que leurs représentants avaient un rôle d’administration au sein du syndicat de gestion des déchets.

La procédure judiciaire : Ces irrégularités ont fait l’objet d’un premier signalement du groupe local d’Anticor Moselle en 2017, entrainant l’ouverture d’une enquête par la SRPJ de Strasbourg.

Face à l’inaction du Procureur, Anticor a décidé de déposer plainte le 27 mars 2021.

Anticor a déposé une nouvelle plainte avec constitution de partie civile le 14 décembre 2021 auprès du doyen des juges d’instruction du tribunal de Sarreguemines.

Un juge d’instruction a été nommé en janvier 2022.

Fondement juridique de l’association : Détournement de fonds publics, favoritisme et prise illégale d’intérêts.

Pourquoi ANTICOR a-t-elle décidé d’agir dans cette affaire ? Un collectif de plusieurs associations dont l’ADQV (Association de Défense de la Qualité de Vie du Pays de Bitche) et l’ADPB (Actions et Défense du Pays Boulageois) a saisi Anticor de ces dysfonctionnements.

En effet, au-delà des problèmes de traitement des déchets sur le territoire, conséquences d’une gestion opaque du syndicat et de son usine, c’est le contribuable mosellan qui finance aujourd’hui un service public endetté et défaillant.

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