Anticor porte plainte après la révélation des liens entre Sylvie Goulard et l’Institut Berggruen

Mediapart a fait savoir que Sylvie Goulard avait touché des sommes très importantes de la part d’un laboratoire d’idées (think tank), l’Institut Berggruen,  alors qu’elle était en poste en tant que député européenne. La somme totale serait comprise entre 324 000 et 350 000 euros pour une période de 27 mois. Nicolas Berggruen a été qualifié de « financier vautour » par le magazine Forbes.

Bien que ces sommes aient été déclarées, Sylvie Goulard n’a pas aujourd’hui apporté de justifications sur la réalité des prestations qu’elle aurait fournies en contrepartie. Elle s’est contentée d’affirmer avoir participé à des conférences, des réunions et rédigé deux notes d’une quinzaine de pages. Ces activités ne permettent pas de justifier des rémunérations aussi importantes. Il apparaît d’ailleurs qu’au moins une des conférences revendiquée par Sylvie Goulard n’aurait finalement même pas eu lieu.

Questionnée par le Parlement européen, Sylvie Goulard n’a pas apporté de réponse plus satisfaisante, mentionnant seulement avoir fait « des choses intéressantes » et avoir été motivée surtout par « les aspects pécuniaires ».

Se pose donc la question de la contrepartie offerte par Sylvie Goulard, alors député européen, en échange d’une rémunération de plus de 12 000 euros par mois pendant 27 mois. Dans ces conditions, ces faits sont susceptibles de relever du délit de corruption passive, de trafic d’influence passif et d’abus de confiance.

C’est la raison pour laquelle l’association ANTICOR a porté plainte le 18 décembre 2019.

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