Zoom sur Anticor 20 : Corse, la visite du permanent

20151008_192058Le 8 octobre 2015, les référents du groupe local, Vincent Carlotti et Dominique Yvon, organisaient à Ajaccio une réunion Anticor. Dans un lieu alternatif, au Bistrot du Cours, juste en face de la préfecture, le groupe d’une dizaine de personnes a débattu. Certains militants ont fait deux heures de route pour venir à cette réunion. Et cela tombe bien, le permanent d’Anticor Fabrice Rizzol était en Corse pour déposer devant la Commission Violence de l’Assemblée territoriale Corse (cf.  Anticor en Corse : de la lutte contre la corruption donc du crime organisé).

Les militants ont expliqué au permanent la situation : l’affairisme et le banditisme qui rongent leur île. Nous avons abordé le cas du maire de Linguizetta qui a signé la charte éthique Anticor aux élections municipales (cf. Charte en Corse). Pour avoir respecté le PLU, M. Medori a subi des menaces ; une procédure est en cours (cf. Le Monde). Mais les militants sont formels : ce qui fait défaut en Corse, c’est une action sérieuse des pouvoirs publics sur le long terme par exemple en matière de contrôle de légalité de la part des préfectures.

Les militants corses sont très actifs sur les dossiers et regrettent souvent donc des actions erratiques de la part des Institutions. Par exemple dans l’affaire dite « des gites ruraux », il était anormal, que mis à part les bénéficiaires des détournements supposés des subventions, seuls des fonctionnaires avaient été entendus et poursuivis. C’est pourquoi Anticor a déposé, le 20 mars 2015, une plainte contre X avec constitution de partie civile. A cela s’ajoute deux autres plaintes lien.(cf. L’enquête corse)

Mais le jour de cette réunion, les militants étaient déjà sur un autre dossier : le 29 septembre 2015, le président de l’Assemblée avait fait voter une délibération visant à prendre en charge sa protection juridique par les deniers publics… Décidément, les militants Anticor en Corse ne sont pas prés d’être au repos. C’est alors qu’un vent d’espoir a soufflé lors de cette réunion !

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La solution contre la corruption

Fabrice Rizzoli a ouvert un paquet  de Tarallini Libera terra, des biscuits faits par des coopératives sur des terres confisquées à la mafia en Italie (en photo à droite lors d’un CA Anticor). Depuis une loi de 1995, l’État italien peut mettre à disposition des citoyens des biens précédemment confisqués aux mafieux (cf. Article référence). La première coopérative en Sicile date des années 2000. En 2012, des jeunes dans l’arrière-pays de Palerme demandent un contrat de travail pour être embauchés dans un domaine agricole! (cf. écoute téléphonique d’une mafieux qui se plaint d’une telle demande sur ces terres) 🙂

Pour lutter contre la corruption, il faut changer les lois. Mais, pour changer les lois, il faut changer les mentalités… et pour changer les mentalités, seule la redistribution à des fins sociales permet ce travail de moyen terme a contrario des peines de prison avec sursis dont pâtissent les élus corrompus quand ils sont condamnés… (cf. Tribune de Vincent Carlotti et Fabrice Rizzoli Le Monde)

Le terrain agricole d’un gangster Corse doit devenir une coopérative d’huile d’olive (cf. France3 Corse)

La maison, en Corse, de l’ancien ministre des finances doit devenir une école hôtelière pour que les jeunes apprennent un métier

La maison des Balkany à Giverny devrait devenir une école de la seconde chance

L’appartement de l’ancien Ministre de l’Intérieur aurait dû devenir le siège de l’association Anticor

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