L'exigence éthique n'est pas soluble dans la politique locale.


– Communiqué Anticor –

En proposant aux candidats aux élections municipales de signer une Charte éthique, Anticor a contribué à donner à cette question une place dans le débat politique local. 150 candidats, de toutes les communes de France, ont déjà signé.

Mais cette Charte est exigeante par son contenu : elle comprend neuf engagements essentiels, qui vont au-delà de ce qu’impose la loi.

Elle est exigeante pour les candidats : ceux qui pratiquent un cumul déraisonnable de mandats et de fonctions, dont la gestion a fait l’objet d’appréciations négatives par une chambre régionale des comptes, qui ont écarté des lanceurs d’alerte, qui sont poursuivis ou condamnés ne sont pas admis à la signer.

Elle est exigeante sur le plan du droit. C’est un geste politique important et aussi un contrat. Le candidat engage, s’il est élu, sa responsabilité civile.

Certains candidats, comme à Strasbourg ou Paris, préfèrent signer les textes d’une organisation dont le degré d’exigence est moindre, ou encore rédiger des engagements sur mesure.

Des promesses s’ajoutent à d’autres, et engagent au moins ceux qui les écoutent.

Mais dans une société de défiance, l’engagement éthique est d’une importance majeure. L’éthique est une exigence démocratique. Les électeurs ne se satisferont pas d’un simple affichage.

 

 

 

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