Vers le blanchiment des caisses noires des syndicats ?

Une discrète amnistie organise le blanchiment des caisses noires des syndicats.

Malgré des annonces et quelques propositions intéressantes (suppression de la Cour de Justice, réforme du Conseil constitutionnel, interdiction pour les Ministres du cumul avec tout mandat local, accès public aux déclarations d’intérêts et d’activités obligatoires des parlementaires), Anticor est fort déçue devant la frilosité du gouvernement et de sa majorité dans le combat contre la corruption et la délinquance financière.

Nos inquiétudes portent notamment sur l’introduction « en douce » d’un amendement qui organise l’amnistie des délits financiers commis par les syndicats.

En effet à l’occasion de la proposition de loi d’amnistie sociale, adoptée fin février au Sénat, et visant à amnistier les infractions commises lors de mouvements revendicatifs et d’activités syndicales de salariés et d’agents publics, des élus socialistes ont discrètement modifié cette proposition de loi via un amendement.

Les nouvelles dispositions votées par les sénateurs donnent une portée plus large au projet de loi initial et permettent en l’état d’amnistier les délits financiers reprochés à des syndicalistes.

Car le terme d’ « infraction » qui figurait dans la proposition de loi initiale a été remplacé par « les contraventions et délits prévus au livre III du code pénal » . Or ce livre III fait explicitement référence à tous les délits financiers : recel, vols, abus de confiance, détournements, etc...

De quoi enterrer des affaires de malversations telles que celles commises au sein de la SNCF à Lyon (qui devraient bientôt être jugées par le tribunal correctionnel), ou encore l’affaire de la  caisse noire et des retraits en liquide plutôt étranges de l’UIMM, la puissante fédération patronale de la métallurgie.

Anticor appelle donc à la vigilance et à l’action : les citoyens doivent interpeller leurs élus sur ce sujet. Et Anticor demande fermement au gouvernement et au Parlement de retirer cet amendement qui, en l’état, se présente comme un véritable « permis de corrompre ».

http://www.lyoncapitale.fr/Journal/univers/Actualite/Justice/Caisse-noire-des-syndicats-l-amnistie-en-douce

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