Anticor et la ville de Béthune

La ville de Béthune a été la première à signer notre charte éthique et le Conseil Municipal vient de renouveler son adhésion à Anticor. La signature du Maire engage sa ville à respecter un certain nombre de points qui sont essentiels. Alors, nous direz-vous, tout va bien !

Récemment, notre Président a reçu un courrier de Monsieur Boys, Conseiller Municipal d’opposition de Béthune, qui attire son attention sur le non respect selon lui de plusieurs points de notre Charte. Il demande également à ce qu’Anticor retire son agrément à la ville de Béthune.

Notre Association a immédiatement écrit à Stéphane Saint André, maire de Béthune, pour lui demander des explications complètes. Nous avons reçu sa réponse, claire. En terme d’engagements éthiques, M. Stéphane Saint André va même au-delà du Code des Collectivités Territoriales, par exemple s’agissant de l’expression directement politique dans les magazines municipaux dans les six mois qui précèdent des élections, en neutralisant les tribunes.

D’autre part, Anticor a mené sa propre étude sur les assertions de Monsieur Boys.
Il faut savoir que Monsieur Boys est un proche de M. Jacques Mellick, ancien maire de la ville, condamné plusieurs fois par la justice.

Nous publions les 2 courriers sur le site, afin que vous puissiez vous faire votre propre opinion.

Daniel BOYS
Conseiller Régional
Conseiller Municipal d’opposition

à

Monsieur Jean-Pierre Roux
Président d’Ancor

Béthune le samedi 14 novembre 2009

Monsieur le Président,

Le Conseil Municipal de Béthune a adopté en 2008 la Charte Anticor et a décidé lors du Conseil Municipal du 9 novembre 2009 de renouveler son adhésion.

Hélas, entre les beaux principes énoncés, auquels je souscris, et la réalité, le fossé est tel que je vous demande de retirer son agrément à la Ville de Béthune.

L’Article 1 des statuts propose ne non cumul des mandats et le Maire de Béthune cumule non seulement les mandats de Maire, de Vice-Président d’Agglo et de Vice-Président du Sivom mais aussi 2400 €uros mensuels d’indemnités Assedic.

L’Article 2 demande une gestion transparente et rigoureuse des deniers publics alors que le Maire a fait inscrire au Budget primitif 2009 une recette fictive de 6,3 millions de recettes d’investissement pour éviter le recours à l’emprunt, somme que le Sous-Préfet a demandé de retirer pour la remplacer par un emprunt lors du Conseil Municipal suivant;

L’Article 3 reconnait les droits de l’opposition, alors que l’opposition n’a aucun représentant dans les structures intercommunales Agglo, Sivom, qu’elle n’a pas la présidence de la commission des finances, quelle est absente des commissions d’attribution de logement et des places en crèches. Bien plus le bulletin municipal que je vous joins ne laisse pas de tribune à l’opposition, ce qui est illégal et je ne parle pas des consignes envoyées par mail aux agents concernant les réponses à l’opposition.

Devant un tel manquement à l’application des principes de la Charte Anticor qui nuit à l’image de l’association dont vous avez la présidence, je vous demande, Monsieur le Président, de bien vouloir accéder à ma demande de retrait d’agrément.

J’envoie copie de ce courrier à la presse locale.

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Daniel BOYS

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 Le 30 Novembre 2009

 CAB/SSA/CL/SB 2009-200

 Monsieur le Président,

 Je tenais à réagir à la lettre récente que Daniel BOYS vous a adressée.

 Cet élu a servi et continue à servir les intérêts de Jacques MELLICK qui a été condamné deux fois par la justice pour faux témoignages et subornation de témoins.

 Il est parfois utile de rappeler les faits.

 En signant la charte Anticor, j’ai pris l’engagement formel de la respecter.

 Je n’ai qu’un seul mandat électif, celui de Maire et je suis Vice-président de deux structures intercommunales. Daniel BOYS ne manque pas de culot dans ses propos car Jacques MELLICK pendant 30 ans a tout cumulé (Maire-député, Conseiller Général, Ministre, ….).

 En tant que Maire de la Ville centre, il est difficilement envisageable de ne pas défendre ce positionnement au sein du SIVOM de la Communauté du Béthunois et au sein de la Communauté d’Agglomération de l’Artois.

 J’ai effectivement bénéficié  de prestations « Assedic » à la fin d’un contrat de travail de droit privé dans le respect de la législation en vigueur.

 Concernant l’inscription d’une recette d’investissement au budget primitif, il s’agit d’une somme établie par les services de l’Etat dans le cadre de la défusion de la commune de Verquigneul.

 En aucun cas, cette délibération n’a fait l’objet d’un rejet de la part des services de contrôle de la légalité.

 Lorsque Daniel BOYS était premier adjoint, l’opposition n’avait aucun droit et ne pouvait pas s’exprimer dans le magazine municipal.

 J’ai dès mon élection mis en place une véritable Démocratie participative (création des Conseils de quartier, droit d’expression de l’opposition dans le magazine municipal,…).

 Dans le dernier magazine municipal, les tribunes libres ont été neutralisées car nous sommes à moins de 6 mois des élections régionales et nous avons en conformité avec la législation préconisé la prudence éditoriale.

 Des commissions sont régulièrement organisées (travaux, urbanisme, vie associative, finances,….) et les élus de l’opposition sont quasiment systématiquement absents.

 Ils ne peuvent donc pas revendiquer un manque de démocratie notamment en invoquant pour exemple l’absence de commission logement.

 Cette commission n’existe pas, la Ville étant représentée par des techniciens dans des commissions organisées par les bailleurs sociaux.

 Daniel BOYS ne siège pas dans les commissions municipales, il préfère s’exprimer lors des conseils municipaux lorsque la presse est présente.

 Vous trouverez ci-joint, un article de presse récent qui illustre l’attitude de Daniel BOYS « Je suis effrayé de voir Daniel BOYS debout, hurlant, vociférant ».

 En adhérant à la charte Anticor, les élus ont pris l’engagement de donner un sens à leur engagement politique.

 La mise en place d’un schéma directeur informatique a révélé de graves malversations financières.

 J’ai à ce sujet saisi Madame le Procureur de la République.

 L’équipe de Jacques MELLICK-BOYS a mis la Ville en grande difficulté financière (voir article ci-joint) et au quotidien, la nouvelle équipe tente de redonner aux béthunoises et aux béthunois l’espoir que la politique peut-être autre chose que le clientélisme.

 Daniel BOYS s’exprime régulièrement dans un site Internet anonyme « Le Ch’ti béthunois » créé après les dernières élections municipales. Ce site est diffamatoire envers des élus et plus grave envers le personnel municipal.

 Des plaintes ont été déposées et l’une d’entre elles sera examinée au tribunal de Béthune début Décembre.

Jacques MELLICK est cité à comparaître car il a été identifié comme l’un des auteurs des propos diffamatoires diffusés sur ce site.

 Lorsque l’on ment, lorsque l’on s’exprime « courageusement » sur un site anonyme, vous comprendrez, Monsieur le Président, que je n’accorde que peu d’intérêts aux écrits d’un élu battu qui n’accepte pas le verdict des urnes et qui  a tenté lors du recours au Conseil d’Etat par de fausses attestations à créer à Béthune un climat d’antisémitisme.

 En politique, tous les coups ne sont pas permis.

 Je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Stéphane SAINT ANDRE

à 

Monsieur Jean-Pierre ROUX

Président de L’Association ANTICOR

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