Victoire pour un autre lanceur d’alerte : l’entrepreneur Jean-Marie Kuhn a été relaxé en appel pour diffamation, suite à ses allégations de corruption visant Albert Frère !

La Cour d’appel a décidé le 18 novembre d’infirmer le jugement de première instance et de prononcer la relaxe de Jean-Marie Kuhn.

Petit retour en arrière : le journal Libération avait publié le 14 Mars 2008, avec le soutien de M. Kuhn, un article intitulé « Dans le sillage des troublantes amitiés patronales de Sarkozy : SUEZ-GDF, la justice ne donne pas suite à une accusation de corruption lors de la fusion ».

Jean-Marie Kuhn a soutenu dans cet article que le milliardaire belge Albert Frère, qui serait un proche de Nicolas Sarkozy, aurait été avantagé par les pouvoirs publics français dans le cadre de plusieurs opérations financières : vente à la Caisse des Dépôts et Consignations des Restaurants Quick, participation dans le groupe Eiffage, fusion GDF-Suez. Il affirme aussi avoir réuni les preuves de ces allégations lors d’une enquête qu’il a conduite suite à un différend commercial l’opposant à une société du groupe Albert Frère.

Ce litige, ainsi que les accusations de corruption, ont fait l’objet par Jean-Marie Kuhn d’un dépôt de plainte avec constitution de partie civile, cette plainte a été rejetée.

Le TGI de Paris avait déclaré le 13 janvier 2009 en première instance Laurent Joffrin, en qualité d’auteur et Jean-Marie Kuhn, en qualité de complice, coupables du délit de diffamation publique envers la société Quick Restaurant.

Jean-Marie Kuhn, qui disait disposer de preuves complémentaires n’ayant pas été produites à l’audience, avait fait appel de cette décision. Le journal Libération avait lui décidé de se retirer de la procédure.

Nous sommes heureux d’apprendre que Jean-Marie Kuhn vient donc d’être relaxé en appel pour ce délit de diffamation publique.

Pour en savoir plus, lire l’article de CHALLENGES :

http://www.challenges.fr/actualites/entreprises/20091120.CHA9237/les_amities_patronalesde_sarkozy_en_justice.html

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