MARCHIANI gracié

Présidence Européenne : un « pied de nez » avant de partir !
L’ancien préfet Jean-Charles Marchiani, proche de Charles Pasqua vient de se voir notifier mardi le décret de grâce présidentielle qui réduit de six mois sa peine de trois ans d’emprisonnement dans une affaire de corruption. La fin théorique de sa détention est ainsi ramenée au 9 octobre 2009. Il est donc désormais « en droit » de demander sa libération conditionnelle ou un aménagement de peine. Il faut rappeler qu’il figure toujours parmi les 42 prévenus du procès de « l’ Angolagate » où il comparaît détenu depuis le 6 octobre. En fait un « honnête homme » qui ne doit, ce dont il bénéficie, qu’à « ses « seuls » actes de courage ou/et de bravoure dont il a fait preuve avant sa détention (1), et à ses efforts « exceptionnels de réinsertion. »
Cette décision, véritable fait du prince, peut apparaître en France comme scandaleuse au regard de la Justice et de la morale républicaine qui réclame, au minimum le respect de l’exemplarité de la part de ses élus et hauts fonctionnaires! Mais de ce côté-là, les Français sont fixés depuis longtemps. Ils connaissent les lois d’auto- amnisties.
Plus grave pourtant est le fait que sachant que le président Sarkozy termine, le 1 janvier 2009, sa présidence de l’union européenne, sa décision prend une autre signification au delà de nos frontières.

En effet, lors du Conseil Européen de Tempéré de 1999 en Finlande les chefs d’Etat et de gouvernement ont recommandé que la corruption soit mentionnée dans le contexte de la criminalité financière comme l’un des secteurs revêtant une importance particulière : « Les actes de corruption doivent être dépistés et poursuivis et ceux qui les commettent doivent être punis et privés de leurs gains illicites. »
De facto, la décision devient un véritable « pied de nez » fait à ladite Union européenne et à son vice-président, Jacques Barrot, responsable pour la Justice, la Liberté et la Sécurité !
Autre conséquence interne, il est un élu qui aujourd’hui peut avoir beaucoup de regrets. Il s’agit de Charles Pasqua.

En effet s’il n’avait pas bénéficié, en 2004, d’une providentielle « immunité sénatoriale » grâce » à la « complicité de 211 grands électeurs de l’appareil UMP » il serait passé, depuis, devant ses juges et aurait été vraisemblablement condamné.
Nul doute qu’il aurait profité, aujourd’hui, cadeau de Noël, de la même mansuétude que son ami Marchiani.
Il n’y a pas de Justice !
Saint-Brieuc le 24 décembre 2008

Gérard GAUTIER
Ancien Conseiller Régional de Bretagne
Président Mouvement « BLANC C’EST EXPRIME »
SITE : www.blanccestexprime.asso.fr COURRIEL : blanccestexprime@wanadoo.fr

Rappel : « Si un jour je devais avoir des responsabilités, l’une des premières choses que je ferais, c’est de supprimer le droit de grâce et l’amnistie”
8 juin 2006 Sarkozy Ministre de l’intérieur

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