Journée mondiale contre la corruption : Quand la confiance vacille, la conscience s'exige !

Samedi 9 décembre a lieu dans l’indifférence généralisée des pouvoirs publics la journée mondiale anticorruption.

Face aux dégâts économiques, sociaux et démocratiques de ce fléau partout dans le monde, rappelons que la France fait partie des mauvais élèves en matière de corruption selon les rapports de Transparence internationale mais aussi selon nos propres estimations (témoignages plaintes déposées, rapports des crc), ainsi que l’importance des affaires politico financières dont les médias font régulièrement écho.

Marchés publics truqués, dérives du lobbying, trafics d’influence en tous genres ont souvent pris le pas sur une gestion saine des derniers publics.
Quand ces combats ne sont pas tout simplement oubliés des lois récentes contre la délinquance, ils donnent lieu au recyclage permanent d’hommes politiques corrompus par les appareils des partis politiques. Face à ce constat accablant, les électeurs considèrent à 60% que leurs élus sont corrompus selon une récente étude du CEVIPOF !

En cette journée noire, nous tenons à rappeler l’urgence d’un sursaut citoyen et politique, afin d’engager les réformes nécessaires à la lutte active contre la corruption, afin de réhabiliter la politique pour renouer avec l’intérêt général aujourd’hui dévoyé par des intérêts privés.

Les priorités pour satisfaire cet objectif sont :

– l’inéligibilité définitive des élus condamnés pour délits financiers ayant trait à l’argent public et la suppression de l’aministie pour les délits financiers

– la formation obligatoire des élus aux bonnes pratiques de gestion dans le cadre d’un statut de l’élu renouvelé qui deviendra un véritable contrat de mandat

-l’élargissement de la saisine et le renforcement des chambres régionales des comptes

– la réforme des institutions notamment de la justice et l’établissement de contre-pouvoirs véritables et un contrôle citoyen sur la gestion publique

– l’interdiction de marchés publics à une entreprise dont un des cadres aura été condamné pour avoir versé des pots de vins pendant une durée par exemple de cinq ans

– la reconnaissance du droit d’alerte pour protéger du licenciement les salariés révèlant des malversations dans leurs entreprises

– la lutte contre les paradis fiscaux et bancaires…

Pour rappeler aux candidats l’urgence de ces réformes ANTICOR engagera une campagne nationale anticorruption durant l’année électorale 2007/2008 en tenant des meetings régionaux et en interpellant les candidats à l’élection présidentielle à ce sujet.
Cette campagne sera inaugurée en janvier 2007 en présence de membres de son comité de parrainage composé notamment d’Eric Halphen (président), Christiane Taubira, Corinne Lepage, Yann Werhling, Tristan Mendès France, Jean Luc Touly ainsi que de nombreuses, journalistes, élus, responsables associatifs..

Contact presse : S. Tessier (présidente) Mail associationanticor@yahoo.fr

Share Button