César de la Politique à Michel Berson

Remise-Prix-2004Anticor décerne le César de la Politique à Michel Berson pour son coup d’éclat éthique.

Le mardi 2 mars 2004, dans le cadre prestigieux du Cercle Républicain, Anticor – association des élus républicains contre la corruption – a remis le Prix de la Résistance Ethique à M. Michel Berson, Président du Conseil Général de l’Essonne.

Anticor regroupe des élus de gauche et de droite qui ont décidé de s’unir pour lutter contre la corruption et réhabiliter la politique. Le comité de parrainage de l’association est présidé par l’ancien juge Eric Halphen.

Sur proposition de ce comité, le jury a choisi le lauréat en fonction de 3 critères, approuvés à l’unanimité par le bureau d’Anticor :

  • non-cumul de mandats,
  • assainissement des comptes publics depuis les affaires de corruption dans la gestion précédente,
  • refus de rembourser l’ex-femme de son prédécesseur au Conseil Général, M. Xavier Dugoin. Celle-ci avait été condamnée au pénal à rembourser 109 700 euros de salaires perçus pour un emploi fictif et a pourtant demandé la restitution de ces sommes. La possibilité lui en avait été ouverte suite à un vice de forme (« dysfonctionnement entre la Cour des Comptes et la Chambre Régionale des Comptes », selon les termes de la dépêche AFP parue le 2 mars au soir).

Dans son allocution de remerciement, Michel Berson a précisé que son action avait été dictée par le respect de la « morale publique ».

Anticor a remis au lauréat, un Bouclier, symbole de son admission à « l’ordre des chevaliers blancs » de l’association, selon le dire de sa présidente, Séverine Tessier.

Séverine Tessier (PS) et Eric Darques (Divers Droite et  trésorier de l’association), ont indiqué qu’en fin d’année, un prix  des  « casseroles » sera attribué à un élu corrompu. Ils ont précisé que la « marmite d’or » était d’office réservée au président Jacques Chirac, pour l’ensemble de son œuvre et pour sa prestation dans « Autant en emporte l’argent ».

Car l’humour et le rire, qui dérangent, font aussi partie des moyens d’action de l’association Anticor.

Cet événement était parrainé par la « Lettre du Cadre territorial », la revue « Territoires », le réseau « Place publique », et « Le bord de l’eau », éditeur de la revue « Anticor », en vente dans les FNAC et dans les grandes librairies.

Jean-Pierre Guis, vice-président, a annoncé qu’Anticor organisera dans le cadre de sa campagne éthique régionale et cantonale, un débat à Beauvais le 11 mars, puis à Nicele 15 mars, enfin à Perpignan et dans les Yvelines avant le 2ème  tour des élections.

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