Anticor à Lille : « La transparence, un nouvel impératif participatif ? »

Jean-Christophe Picard et Raymond Avrillier ont représenté Anticor à la table ronde sur le thème « La transparence, un nouvel impératif participatif ? », organisée dans le cadre des Rencontres nationales de la participation.

L’association Décider ensemble a organisé les Rencontres nationales de la participation, les 6, 7 et 8 mars 2018, à Lille.

Dans ce cadre, la table ronde sur le thème « La transparence, un nouvel impératif participatif ? » a réuni :

  • Mathieu Ophelin, député LREM et vice-président de Décider ensemble ;
  • Agnès Popelin, administratice de France Nature Environnement ;
  • Somalia Barro, porteuse de la thématique « gouvernance citoyenne » au sein d’Echo ;
  • Raymond Avrillier, maire-adjoint honoraire de Grenoble, membre d’Anticor ;
  • Jean-Christophe Picard, président d’Anticor.

Pour Jean-Christophe Picard, « la transparence est évidemment indissociable de la lutte contre la corruption. Anticor montre d’ailleurs l’exemple puisque tous ses rapports moraux et financiers sont disponibles sur son site web. » Il poursuit : « Il faut, d’une part, imposer la transparence pendant les procédures de prise de décision et, d’autre part, mettre en ligne les documents communicables et les informations nécessaires aux citoyens. Il faut ensuite que ces informations puisque être médiatisées sans subir de procédures-bâillon, qui ne sont toujours pas sanctionnées en France. » Le président d’Anticor insiste : « pour que la transparence n’ait pas, comme conséquence, de renforcer le dégoût des citoyens envers leurs élus, il est primordiale que les anomalies détectées soient sanctionnées. À ce stade, on retrouve les problèmes habituels liés au manque d’indépendance des parquets, à la faiblesse des moyens alloués aux autorités compétentes, à la lenteur de la justice, etc. »

Selon Raymond Avrillier, « il convient de ne pas confondre cette transparence de la vie privée devenue marché pour certains ou surveillance pour d’autres, avec la transparence comme moyen de clarté de l’action publique. L’opacité des décisions publiques et des conflits d’intérêts reste entretenue par certains exécutifs, y compris au plus haut sommet de l’Etat, comme le montrent les dossiers toujours en cours que nous avons révélés comme l’affaire des sondages de l’Elysée sous M. Sarkozy (dossier conduit avec l’association Anticor dont je suis membre), le refus de communication par M. Macron de l’accord qu’il a passé le 9 avril 2015 avec les sociétés autoroutières, et qu’il considère comme secret, les rapports de l’Inspection générale des finances sur les concessions de liaisons ferroviaires ou autoroutières, etc. » Pour le maire-adjoint honoraire, « agir pour accéder aux informations est la première action politique, et les moyens démocratiques existent que sont le code des relations entre le public et l’administration (CDRA) pour l’accès, de droit, aux documents administratifs, et l’article L.124-1 du code de l’environnement pour les informations relatives à l’environnement. »

 

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