Les mystérieux collaborateurs spécialisés de Dominique Orliac

La députée (PRG) élu dans le Lot, Dominique Orliac, a expliqué qu’elle utilisait 15 % de son crédit collaborateur pour recruter des « collaborateurs spécialisés » qui sont, selon ses propres mots, « des proches », à savoir son fils, sa fille ou son suppléant…

Laurent Dubois, journaliste de de France 3 Occitanie, s’est plus particulièrement intéressé à l’un d’eux

Tout d’abord, le journaliste relève que Dominique Orliac a omis de mentionner, sur sa déclaration d’intérêts signée le 31 janvier 2014, la profession (pharmacien) de son fils, qui est mentionné à l’époque comme son assistant. Or, ce document doit comporter « les noms des collaborateurs parlementaires ainsi que les autres activités professionnelles déclarées par eux ». Et le fait « d’omettre de déclarer une partie substantielle […] de ses intérêts […] est puni d’une peine de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende ».

Surtout, selon le journaliste, le fils n’aurait pas été physiquement présent à la permanence de la députée.Dominique Orléac a fourni une explication : « ces collaborations font l’objet de rapports ».

On le sait, la pratique de la commande de rapports a donné lieu, par le passé, à de nombreux abus, à l’instar de celui sur « La francophonie et la coopération décentralisée », de Xavière Tibéri.

Dans ce contexte, Anticor souhaite que le Parquet national financier ouvre une enquête préliminaire pour confirmer la réalité du travail effectué par les enfants de Mme Orliac.

Outre l’interdiction de tout recrutement familial, Anticor demande que soient définies les règles d’emploi des collaborateurs des députés, de fixation de leur rémunération ainsi que les dispositifs de contrôle de leur activité, en s’inspirant des meilleures pratiques en vigueur dans les parlements étrangers.

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