RÉSERVE PARLEMENTAIRE : Manuel Valls était hier au Sénat pour la séance des questions au gourvernement. En réponse à une question du sénateur Jean-Louis Masson sur la transparence nécessaire en matière de distribution des subventions par la voie de l’opaque réserve parlementaire (question liée à une proposition de loi), Manuel Valls ne s’est malheureusement pas du tout prononcé pour la transparence complète que nous estimons due aux citoyens. Le Ministre de l’Intérieur a même fait très fort en expliquant (ce sont ses propres mots, Anticor était présent) qu’existait déjà pour les parlementaires : la “transparence d’initiative”…
C’est-à-dire que les parlementaires peuvent déjà prendre l’initiative de rendre publique l’utilisation détaillée de l’ensemble de leur réserve parlementaire (une enveloppe d’environ 130 000 € par an)… En voilà une transparence qui ne dérangera personne ! Merci Monsieur le Ministre de l’Intérieur ! On imagine volontiers tous les parlementaires, qui utilisent cette manne d’argent public de la façon la plus clientéliste qui soit, pratiquer la “transparence d’initiative” sur leur site…
Autant demander aux députés de déclarer sur l’honneur qu’ils n’utiliseront leurs enveloppes de frais de mandat que pour des frais de mandat, en les dispensant de la plus élémentaire transparence, celle exigée pour les citoyens… Ce qu’a instauré Claude Bartolone à l’Assemblée nationale !
Malheureusement, la transparence dans l’utilisation des fonds publics par nos parlementaires, au Sénat comme à l’Assemblée, ce n’est toujours pas maintenant !



Cette utilisation opaque d’argent publique rejoint celle votée dans le budget national et résumée par le livre jaune. On y trouve, sous des intitulés farfelus des affectations de plusieurs millions d’euros au bénéfice des fonctionnaires pour améliorer leurs loisirs.
Cela a été signalé au député local qui a invoqué la compensation des avantages octroyés aux comités d’entreprises du privé par rapport à l’absence de CE du public. Néanmoins, la différence est de taille puisque l’un est financé sur l’entreprise par prélèvement de la masse salariale et est légal puisqu’inscrit dans la loi, alors que l’autre est alimenté par l’argent public et ne repose sur aucun texte.
Donc le changement ce n’est toujours pas maintenant, les politiques nous obligent à devenir des harceleurs d’élus!!
La justice ne se régle pas à coups d’enveloppe mais par la loi.
J’avais oublié que la loi est faite pour que ceux qui la font ou chargés de la faire respecter sont les premiers à ne pas la respecter.