Ou quand un lanceur d’alerte, adhérent d’Anticor, se saisit d’un dossier.
En mai dernier, une consultation a été lancée par le Ministère de l’Intérieur pour une prestation pédagogique portant sur l’investigation incendie.
Plusieurs organismes sont sollicités, le CNPP, CENOLIA, le BFI (Bureau fédéral incendie), le B.E.I et le Centre de Formation du Fort de Domont.
A partir de documents recueillis, il semblerait voir apparaître des « bizarreries » dans ce dossier. Le BFI, choisi pour cette prestation quelques jours plus tard, aurait eu connaissance depuis des mois de cet appel d’offre.
Ce dernier impose de fournir des équipements et des appareils respiratoires spécifiques pour chacun des stagiaires, de proposer des solutions d’hébergement et de restauration et il impose une première session de formation dès juin 2012.
Or comment le BFI, sans matériel, sans locaux et sans salarié, dont le directeur a depuis quelques mois une activité secondaire de formation sous le régime de l’auto-entrepreneur, peut-il non seulement répondre à un appel d’offre aussi important et dans un délai aussi court, mais être choisi ?
Début juin, le lanceur d’alerte David Balme, entre autres instructeur incendie au Fort de Domont, informe l’Inspection Générale de la Police Nationale de ce qu’il lui semble être des irrégularités. L’IGPN lui répond qu’elle ne pouvait être saisie directement par un particulier mais que les informations étaient transmises à la Direction des Ressources et des Compétences de la Police Nationale, qui ne manquerait pas de l’informer des suites éventuelles données à sa requête. Sans nouvelles, il dépose plainte le 10 juin auprès du Procureur de Melun pour délit de favoritisme à l’encontre de la Division de la formation des personnels administratifs techniques et Scientifiques de la Police Nationale.
Puis il dépose une requête en référé auprès du Tribunal Administratif visant à faire suspendre la décision attribuant le marché au Bureau Fédéral Incendie. La procédure en référé a été rejetée pour vice de forme, cependant la plainte au pénal auprès du procureur court toujours.
Nous suivrons de près ce dossier et son développement. Il a été relayé par le Groupement des professionnels des Services de Sécurité Incendie et d’’Assistance à Personnes (GSSIAP) http://www.gssiap.com

