Vendredi 6 juillet Hélène Constanty, journaliste, membre d’Anticor, présentera son livre “Razzia sur la Corse” ou Des plasticages à la folie spéculative (éd.Fayard)
à partir de 19h30 à Ethicando, 6 rue de la Grange aux Belles 75010 Paris (Métro Bonsergent, République, Gare de l’Est).
Hélène Constanty, journaliste indépendante et auteur de documentaires, collabore à L’Express. Elle est née à Marseille dans une famille d’origine corse. Elle a publié plusieurs livres d’enquête, dont Députés sous influences, avec Vincent Nouzille (Fayard, 2005), et 92, le clan du président, avec Pierre-Yves Lautrou (Fayard, 2007).
Elle décrit dans ce livre, sans complaisance, comment dans les années 1960, de grands projets prévoyaient l’aménagement des villages de vacances, avec marinas et casinos, ils ont été stoppés par la violence nationaliste. En effet, les plasticages et le racket -rebaptisé impôt révolutionnaire- ont découragé les investisseurs. Le conservatoire du littoral en a donc profité pour acheter et sanctuariser des sites d’une beauté exceptionnelle.
Cette île avait été préservée, mais à au prix de quelles dérives ?
Depuis dix ans, la donne a de nouveau changé, la spéculation a repris, le littoral se bétonne partout. Ces opérations se font souvent en violation de la loi littoral de 1986, qui organise, comme sur tout le territoire, la protection des bords de mer. Elles bénéficient de la complaisance de maires trop faibles pour résister aux pressions diverses et variées, qui délivrent des permis de construire parfois douteux, et de préfets à qui l´on a conseillé en haut lieu de laisser faire.
Enfin, un phénomène nouveau : le grand banditisme corse, qui a longtemps fait sesaffaires hors de l’île, est désormais bien présent et blanchit des fonds d’origine douteuse dans de gros projets immobiliers, avec la complicité de certains nationalistes reconvertis, eux aussi, dans les affaires. Face à toutes ces menaces, une nouvelle forme de résistance s’organise…
Mise à jour faisant suite à cette soirée : Voir le compte-rendu de cette soirée sur le site de FLARE qui l’organisait, en cliquant sur ce lien .



On constate une fois de plus que la monnaie (faussement appelée : argent = matière précieuse) est le moteur qui pousse à la « corruption », mot qui provient de et qui correspond à « pourrissement ». L’appât du gain est le ferment, le levain qui contamine tous les comportements sociaux, que ce soit en Corse ou à Sanary.
Tant que la monnaie sera une marchandise et tant que la politique sera un métier, l’humanité s’enfoncera toujours plus dans la crasse (Justokor).