Comme pour chaque élection, Anticor propose aux candidats républicains des législatives des 10 et 17 juin de s’engager publiquement vis-à-vis de leurs électeurs en matière d’intégrité, d’exemplarité et de transparence démocratique, en signant la nouvelle charte éthique d’Anticor dédiée à ces élections législatives.
En préambule, les signataires reconnaissent que demander à leurs concitoyens de les représenter, à l’Assemblée nationale, les engage à un comportement éthique irréprochable pendant 5 ans. En effet s’ils sont élus, ils prennent des engagements forts et attendus par un nombre de plus en plus importants de citoyens, notamment sur :
- le non-cumul des mandats
- la totale transparence sur l’utilisation de leurs « Indemnités Représentatives de Frais de Mandat »
- la fin de l’opacité et de l’inéquité de la pratique féodale de distribution de la « Réserve parlementaire »
- le soutien à une nouvelle clause d’éligibilité, à savoir l’absence de toute condamnation pour des délits ayant trait à la gestion de l’argent public
- la fin de tout ce qui concourt à une Justice à deux vitesses qui protègent les élus et Ministres plus que les simples citoyens (levées d’immunité, CJR, statut pénal du Chef de l’Etat…)
- l’exigence d’une Justice vraiment indépendante, aux moyens renforcés
- l’obligation d’ouverture d’une information judiciaire dès que des Magistrats aux comptes révèlent des irrégularités de gestion de l’argent public
- la possibilité d’ester en Justice pour les associations anticorruption
- la lutte contre les conflits d’intérêt, tant par la prévention que par les sanctions
- le renforcement des droits des citoyens par une participation plus active à la gestion des affaires publiques
- l’encadrement strict du lobbyisme avec des sanctions à la clé
- le déverrouillage des trop nombreux abus de pouvoir locaux, avec des mesures imposant notamment le respect des minorités municipales, gages d’ouverture pour nos démocraties locales.
Nous publierons avant le premier tour la liste des candidats qui auront signé notre charte et, pour la première fois, ceux-ci recevront en retour de leur engagement à la respecter, un logo « Signataire de la charte Anticor » qu’ils pourront utiliser dans leur communication électorale. Le formulaire à remplir pour les signataires se trouve en dernière page de la charte (possibilité de le faire par voie électronique), charte que vous découvrirez en cliquant ici.
Enfin cette charte s’adresse à tous les candidats républicains humanistes, de droite, de gauche, du centre et écologistes, qui sont prêts à travailler avec les autres à l’Assemblée nationale pour œuvrer à la mise en place d’une démocratie réellement éthique, intègre et transparente en France, sans exclusive. Anticor a été fondé en réaction au 2ème tour de l’élection présidentielle de 2002, qui a vu Jean-Marie Le Pen affronter Jacques Chirac. Nous avons considéré qu’il s’agissait là d’un délitement de notre République, notamment dû à un laisser-faire institutionnalisé face à la corruption de nombre de représentants des citoyens. Le refus de l’extrémisme étant donc l’un des socles de notre association, nous avons toujours, à ce jour, refusé de nous tourner vers tout candidat extrémiste qui prône le rejet de telle ou telle catégorie ethnique ou sociale. C’est pourquoi nous demanderons clairement, en préalable, à chaque candidat(e) qui souhaite signer la charte d’Anticor, quel est le parti qui soutient sa candidature et, sans soutien d’un parti, le programme qu’il a publié ou mis en ligne.


Il y a à présent plusieurs candidat-e-s aux législatives qui seraient nommé-e-s ministres ou à des postes importants au sein du gouvernement. Donc, le non-cumul des mandats est d’une actualité évidente !
Bonjour,
En tant que citoyen j’approuve cette charte et je serais attentif aux candidats de ma circonscription pour les législatives.
J’émets juste une réserve sur le premier point à savoir “le non-cumul des mandats”. Même si dans le principe je suis d’accord, certains abusant fortement du cumul, je pense qu’interdire tout cumul n’est pas forcément une bonne chose. Je pense qu’il y a au moins un cas où le cumul peut être bénéfique : c’est le cumul député-maire. Pour ma part, je préfère élire un député qui est maire d’une commune de sa circonscription et qui de fait connait bien le terrain et les préoccupations de ses administrés, à un député parachuté dans une circonscription pour lui trouver une place assurée ! Je pense par exemple au cas de Jack Lang.
Au contraire, un député qui ne serait que député et serait cloîtré au parlement risque d’être complètement déconnecté de la vie réelle des Français.
Qu’en pensez-vous ?
Nous pensons définitivement que l’on ne peut correctement accomplir son mandat que si l’on y consacre 100 % de son temps d’élu. Rien n’empêche un député de continuer à avoir une activité bénévole dans sa commune, sans être élu pour autant : il y conservera les pieds sur le terrain. De plus, garder deux mandats en même temps, et pendant des années et des années, empêche le salutaire renouvellement des élus et de la classe politique.
Encore un emplâtre sur une jambe de bois !
La seule mesure efficace consiste à rendre les élus et l’ensemble de la classe politique responsables de leurs erreurs et de leurs endettements publics sur leurs biens personnels et ceux de leur famille.
Qui pense à demander à Roselyne Bachelot le remboursement de ce qu’a coûté aux contribuables français sa commande de vaccins contre la grippe inutilisés ? Aujourd’hui Roselyne Bachelot parade sur les plateaux de télévision et elle ose dire avec un sourire béat que cet épisode de la grippe ne lui laisse pas de mauvais souvenirs… et pour cause !
Avec la responsabilisation des politiques sur leurs biens personnels la France est assurée de la fin du carriérisme en politique.
Obliger les politiques à gérer les biens publics comme s’il s’agissait de leur propre budget familial, avec les poursuites et sanctions auxquelles tout citoyen français doit s’attendre en cas de non respect des règles.
La dette publique actuelle est imputable non aux citoyens français, comme le martèlent malhonnêtement les politiques de tous bords, mais à l’ensemble de la classe politique qui a mal géré le budget de la France depuis les années 1974. Les biens des hommes et femmes politiques concernés couvrent largement cette Dette publique.
Réclamons le remboursement de la Dette publique à qui de droit !
Chantal Cottet
je suis tout à fait d’accord avec chantal cottet, c’est la bonne voie !
Ceci dit, il conviendrait d’aller beaucoup plus loin et de réfléchir au remplacement du système économique actuel fondé sur le vol ou des faux échanges par un nouveau système fondé sur le partage ou des échanges équitables (c’est-à-dire des échanges de biens et services de même valeur ou ayant couté le même nombre d’heures de travail – ancien et nouveau – à produire).
bon courage à tous.
maxime de la broise
Faire en sorte que la politique ne soit plus un métier est la bonne solution. Mais pour y arriver il faut enlever le pouvoir à la caste actuelle. Sinon, nous formulons des vœux utopiques.
Pour reprendre le pouvoir, il faut s’attaquer au virus qui gangrène tout : les politiciens, les médias, les labos pharmaceutiques, etc. J’ai nommé le fric, le pognon, le nerf de la guerre !!!
Tant que la monnaie sera une marchandise et que la politique sera un métier, l’humanité s’enfoncera toujours plus dans la crasse. É-tu-di-ez donc Étienne CHOUARD !
Ruinons les banksters prédateurs en créant une ONG qui indiquera à ses membres (au moins un million en France) les cibles successives de la “grève citoyenne des achats”. Ce terme est à préférer à “lobby” parce que beaucoup de gens croient que la loi interdit cette pratique, ce qui est pourtant faux. Le lendemain de la 1ère action concertée, la ploutocratie saura que le pouvoir a changé de mains !
Reblogged this on leclown.
Petite réponse à Nicolas vilette . Maire et député sont des missions différentes, le député travaille pour la France et le maire pour sa commune et justement le cumul des deux pourrait laisser imaginer que le député serait teinté par les préoccupations de sa mairie au détriment de tous les français ! le député fait la loi, propose la loi, vote la loi amende la loi ; la loi pour tous les français et pas que pour sa circonscription…( Egalité ) imaginons les préoccupations du maire, d’un député maire de neuilly, quel connaissance et expérience a t’il de ce qui se passerait en seine saint Denis ?( ce ‘nest qu’un des multiples exemples que ej peux prendre ) Un élus doit se consacrer à plein temps à sa fonction… effectivement rien ne l’empêche de faire du bénévolat local s’il est attaché à sa région
Réponse à Nicolas Villette et à anticor.
Il ne me parait tout simplement pas possible de pouvoir moralement, physiquement, et temporellement être capable en tant qu’humain de pouvoir exercer deux mandats (ou pire plus) simultanément. En faire un correctement est déjà difficile.
Mais par contre, le fait qu’un élu puisse trouver nécessaire d’être en contact avec la réalité du terrain me paraît louable. Il suffirait que ne soit pas considéré comme cumul le fait de siéger (même d’office) dans le conseil municipal de son choix, mais où il aurait une attache (par exemple son domicile…), avec une voix seulement consultative. Il peut ainsi être un relais de la réalité du terrain.
Tout cela est bien compliqué pour mon demi neurone, cependant lorsque j’ai posé la question , on m’a bien expliqué que député ou maire est un mandat et ministre est une fonction et que par conséquent, il n’y a pas de cumul. OK , d’accord, Ben puisque l’on veut montrer l’exemple , et c’est très bien, en diminuant de 30 % le salaire des ministres, il faut m’expliquer comment le mandat et cette lourde fonction peuvent s’articuler au quotidien , à moins d’avoir le don d’ubiquité. Du reste , si il y a fonction au détriment du mandat, il y a deux salaires et puisque l’éthique et la moralité sont des valeurs vérifiables, il n’y a qu’à ne pas verser le salaire de député ou s
es indemnités.. Moi qui ne suis pas une lumière , je crois que ce serait une décision phare..
Le maire a une fonction LOCALE. Le député est un représentant de l’État, et non de sa circonscription, donc a une fonction NATIONALE. Le deux sont incompatibles.
Je trouve choquant le prétexte invoqué par les élus pour justifier le cumul des mandats. Il me semble qu’il suffit d’exiger de nos politiques une expérience de terrain (seul une personne ayant eu un mandat local (élu municipal ou conseiller général) devrait pouvoir postuler au poste de député ou sénateur, et les postes de ministres, secrétaires d’Etat etc. ne devraient être attribuées qu’à des personnes ayant exercées un mandat local ou national.
Ainsi l’expérience de terrain exigée permettrait de contrer la justification malhonnête actuelle du double ou triple mandat.
Concernant « l’indemnité représentatives de frais de mandat », je propose carrément de la supprimer ! On sort du domaine de l’éthique pour celui de l’argent de l’État, mais globalement ça va dans le même sens.
Nos parlementaires, des deux chambres, ont-ils VRAIMENT besoin de 6142 euros (bruts) par mois ? Et puis, je n’aime pas le terme « indemnité », ça sonne comme une réparation de préjudice ! Il me semble aussi que leur homologues allemands ne perçoivent que environ 7300 brut par mois, SANS allocation ni crédit pour des assistants parlementaires.
Si on supprimait cette “indemnité”, cela ferait économiser combien à l’Etat, à votre avis ?
577 député-e-s + 348 sénateurs & sénatrices = 925 parlementaires
× 6142 euros par mois
× 12 fois par an
= 68,2 millions d’euros !