AAAnticor dégrade la note éthique du Maire de Strasbourg en triple D avec perspectives négatives

Roland Ries, maire de Strasbourg, a retiré hier la délégation « marchés publics » à son adjointe Chantal Augé, à la suite de la création par cette dernière d’un groupe local départemental Anticor. Anticor s’élève contre cette décision indigne qui porte atteinte à la liberté d’association et jette la suspiscion sur la gestion communale. Anticor procède donc à la dégradation de la note éthique du maire de Strasbourg de A- (éthique moyenne supérieure) à DDD (Déni de liberté d’expression, Déni de liberté d’association, Déni de démocratie locale).

 

Le 8 décembre dernier s’est tenu à Strasbourg un Conseil municipal d’une rare violence où des élus de la majorité comme de l’opposition ont critiqué pendant plus d’une heure le fait que Chantal Augé, adjointe en charge des marchés publics, crée un groupe local Anticor. Certains élus avaient alors qualifié la création d’un groupe local, qui relève uniquement de la vie associative et dont le débat n’a pas lieu d’être en conseil municipal, comme une « faute ».

 

Anticor, alors assimilée à une agence de notation, avait alerté sur les multiples atteintes à la liberté d’expression, d’opinion et d’association [1].

 

Depuis, il était acquis que Chantal Augé était en passe de perdre à ce titre ses délégations [2]. Il apparaît donc évident pour Anticor que la décision de M. Ries, s’inscrivant dans cette continuité, est une mesure de rétorsion, discriminatoire en raison de l’investissement citoyen de Chantal Augé au sein du groupe local d’Anticor Bas-Rhin. Ceci est confirmé par la décision du maire de confier cette délégation temporairement à M. Hermann qui avait été le plus virulent contre l’association, qu’il accusait de pouvoir ruiner des vies ou provoquer des décès (!), et contre Mme Augé (voir extraits vidéo).

Cette décision montre bien la crainte de certains élus de voir leur action contrôlée par une participation active des citoyens à la vie publique, comme le préconise Anticor car c’est dans ce contrôle que se trouve le fondement de la démocratie. C’est aussi une atteinte grave portée à la liberté d’association qui jette un voile de suspicion sur la gestion de la ville de Strasbourg. L’extrême-droite, malheureusement déjà bien portante, n’en demandait pas tant. La dégradation de la note, avec perspectives négatives, reflète l’inquiétude de l’association Anticor.

 

[1] Lire le communiqué de presse du 11 décembre

[2] Article des Dernières Nouvelles d’Alsace du 10 décembre : http://www.dna.fr/actualite/2011/12/10/une-adjointe-strasbourgeoise-creatrice-du-groupe-local-d-anticor-sur-la-sellette


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