Procès Chirac : Anticor se félicite d’une décision historique

Anticor se félicite d’une décision historique, après la condamnation de l’ex Président de la République à 2 ans de prison avec sursis, dans l’affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris.

Grâce à Anticor, partie civile, le procès a pu se tenir avec des débats contradictoires, portant à la connaissance du public l’existence de faits graves. Les délits d’abus de confiance, de détournements de fonds publics et de prise illégale d’intérêts ont été établis à l’encontre de Jacques Chirac. Nous seuls avons pu porter la contradiction face à la défense, grâce à nos avocats Maîtres Karsenti et Afane-Jacquart.

Le Tribunal, malgré la demande de relaxe du Parquet, ici désavoué, a ainsi montré que la Justice était la même pour tous. Il a aussi reconnu l’existence d‘un système.

Il a été fort sévère dans sa formulation, notant dans ce dossier le « mépris de l’intérêt général », « un manque au devoir de probité », au détriment des parisiens.
Il a indiqué que M. Chirac savait tout, qu’il était au courant de tout et qu’il était l’instigateur d’un système.

Nous saluons aujourd’hui dans cette affaire, comme dans celle de Pierre Mauroy pour l’emploi fictif de Mme Cohen-Solal à Lille, portée par un administrateur d’Anticor E. Darques (la Cour d’appel a aggravé ce matin les peines civiles), une réelle velléité d’indépendance au sein du système judiciaire français.

Anticor poursuivra son travail pour instaurer un véritable pouvoir au service de l’intérêt général. Nous avons porté cette voix citoyenne qui doit s’élever au moment où des pouvoirs publics et institutionnels démissionnent.

Nous allons interpeller les candidats à l’élection présidentielle quant aux réformes nécessaires portant sur une réforme de la justice renforçant son indépendance, ainsi que sur le statut pénal du chef de l’Etat.
Nous souhaitons notamment préserver le juge d’instruction et lui donner les bons outils de travail et cette indépendance. Nous porterons enfin la demande de la reconnaissance législative de l’action en justice pour que des associations telles que la nôtre puissent être recevables en justice -comme les associations antiracistes- alors qu’aujourd’hui ce droit est laissé à l’interprétation souveraine du tribunal.

Le 15 décembre 2011

Relations presse
Séverine Tessier, Porte parole T. 06 61 72 40 49
Catherine Le Guernec, Présidente d’Anticor T. 06 20 51 35 87
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