Lundi 5 septembre s’ouvre le procès Chirac, devant le tribunal correctionnel de Paris.
Notre association, qui a demandé à se porter partie civile, est prête pour cette confrontation historique entre un ancien Président de la République et des citoyens qui se battent pour que l’éthique républicaine retrouve toute sa place dans notre démocratie.
M. Chirac ne sera pas présent le premier jour, mais le 6 septembre. Sa présence par la suite resterait incertaine, son état de santé continuant de susciter des spéculations. Le procès doit s’achever le 23 septembre.
L’ancien président de la République doit répondre de faits quand il était maire de Paris. Il est poursuivi pour 21 emplois présumés de complaisance, rémunérés par la mairie de Paris de 1992 à mai 1995.
Le procès fut renvoyé en mars dernier, pour une question bien commode de procédure. En effet souvenez-vous, l’avocat d’un co prévenu avait contesté un point de droit ayant empêché la prescription des faits, en posant une Question Prioritaire de Constitutionnalité (QPC).
Le tribunal avait alors décidé de renvoyer cette question à la Cour de cassation et d’ajourner les débats en attendant une décision, ce qui avait déclenché de nombreuses critiques sur « l’impunité des puissants”.
La haute juridiction a finalement rejeté cette QPC, permettant de reprogrammer les débats. Renvoyé devant la justice pour “détournement de fonds publics”, “abus de confiance” et “prise illégale d’intérêt”, l’ex Président de la République encourt dix ans de prison et 150.000 euros d’amende.
Dans le principal volet de l’affaire, celui des “chargés de missions” qui a été instruit à Paris, Jacques Chirac est poursuivi pour 21 emplois présumés fictifs, rémunérés par la mairie de Paris de 1992 à mai 1995, date de son élection à l’Elysée. Il y a neuf autres prévenus, dont Marc Blondel, ex-secrétaire général de Force Ouvrière, et Jean de Gaulle, petit-fils du général de Gaulle.
L’autre volet, instruit à Nanterre, porte sur sept emplois rémunérés par la Ville de Paris et confiés à des permanents du RPR de 1990 à 1994. Le ministre des affaires étrangères Alain Juppé avait été condamné en 2004 dans ce dossier, en tant qu’ancien adjoint du maire de Paris et ex-secrétaire général du RPR, ancêtre de l’UMP. Jacques Chirac était pour
sa part protégé par son immunité présidentielle pendant ses deux mandats à l’Elysée entre 1995 et 2007. M. Chirac a toujours récusé l’idée d’un “système organisé”, disant ces recrutements “légitimes” et “utiles à la ville de Paris” …
La Ville de Paris quant à elle a renoncé à se porter partie civile, suite à un accord, l’indemnisant à hauteur de 2,2 millions d’euros, accord conclu en septembre 2010 avec Jacques Chirac et l’UMP. Nous contestons cet accord qui lèse gravement le contribuable et le cotoyen, et nous nous sommes également portés partie civile dans ce volet.
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Le témoignage de M. JUPPE peut s’avérer primordial pour l’issue du procès, même si l’intéressé va se retrouver face à un véritable cas de conscience: dire la vérité, toute la vérité, sachant que sa place auprès du maire de Paris dont il avait toute la confiance le désigne comme témoin de première bourre; invoquer l’ignorance, l’oubli… afin de protéger celui qui lui a mis le pied à l’étrier de sa brillante carrière politique. Espérons que les Français seront attentifs à ce témoignage et sauront le moment venu s’en rappeler.
Vont-ils continuer à nier ?
Puisque le président de la République peut faire valoir son immunité, ne pourrait-on réfléchir à une modification ?
Cinq années d’exercice cela apparaît comme un temps trop court pour installer des réformes nécessaires.
Il suffit à un candidat à la présidence de se faire réélire 1 fois, 2 fois..pour en bénéficier , trop longtemps…. Ne pourrions-nous adapter l’immunité sur 5 ans seulement ? et donc, même en cas de réelection le président devrait répondre à la justice s’il en était besoin.
Merci à tous pour votre travail
Malgré tout cela, il a continué tranquillement à exercer ses mandats….Alors que d’autres mettent fin à leurs jours pour bien moins que cela et pour des raisons purement professionnelles.Maintenant, on le dit malade…..Mais à qui la faute si toutes ces affaires se sont perdues dans le temps….Cherchez bien vous allez trouver……..Qu’il soit condamné ou pas peu importe…Le mal est fait…..Et nous savons très bien qu’avec de bons avocats nous pouvons nous en sortir…Nous savons que d’autres affaires sont sous les coudes des magistrats et tant que nous n’aurons pas une justice indépendante;les coupables pourront dormir tranquille….
Ce que nous pouvons espérer est une réforme en profondeur de nos institutions.Peut être avec une 6eme République……
Le procès Chirac est emblématique de la déliquescence de l’état, et de cette justice de classe.
L’affaire Guerini, merite elle aussi que vous vous y intéressiez: un élu, sénateur, président de CG bientôt mis en examen pour ASSOCIATION DE MALFAITEURS.
On touche le fond, chez nous dans le 13, alors le 8 septembre, un petit post en clin d’oeuil nous ravirait.
Il n’est pas plus malade que moi. La France est tout simplement devenue une république bananière !!!
Fichez donc la paix à jacques Chirac. c’est un vieil homme malade qui n’aspire qu’à finir ses jours tranquille. C’est proprement inhumain et nauséabond de le traîner au tribunal.
On notera avec intérêt qu’un homme peut parfaitement être reconnu inapte à participer à son procès mais tout à fait apte à siéger au Conseil Constitutionnel ! Aucun media n’a osé soulever cette incongruité.
Nous avons reçu un certain nombre de commentaires, certains d’ailleurs à la limité de l’insulte envers notre Association, d’autres carrément injurieux et beaucoup “courageusement” anonymes.
L’affaire dite Chirac semble déclencher des réactions passionnelles alors que notre position est simple : Anticor n’a aucune rancune personnelle vis-à-vis de l’ancien Président de la République.
Notre Association, depuis sa création, a pour but de réhabiliter l’éthique et le droit en politique. Nous pensons comme beaucoup de Français que la justice doit pouvoir passer, qu’elle s’adresse aux puissants comme aux plus faibles.
Notre association est prête pour cette confrontation historique entre un ancien Président de la République et des citoyens qui se battent pour que l’éthique républicaine retrouve toute sa place dans notre démocratie.
Si tant d’années se sont écoulées, ce n’est pas à cause d’Anticor mais en raison de la volonté des différents prévenus et de leur acharnement à retarder ce procès.
M. Chirac lui-même a écrit au Juge vendredi dernier en lui rappelant “son attachement au principe qui veut que tous les Français soient égaux face à la justice.”.
Tout justiciable français qui adresserait au Président du Tribunal un certificat médical privé à 3 jours de son procès pour en être dispensé, après avoir été vu à Saint-Tropez dans les semaines précédentes, se verrait invité à passer une contrexpertise médicale judiciaire. Il nous semble normal et important que la volonté de Jacques Chirac du respect de l’égalité de tous les français devant la Justice soit appliquée.
La Présidente Catherine Le Guernec et l’Equipe d’Anticor
Quand on est au pouvoir on peut organiser sa propre immunité et celle de ses potes. Puis utiliser l’argent public . Enfin se faire porter pâle pour éviter un procès qu’on a réussi à faire attendre 20 ans !
A quand l’abolition des privilèges ?
Nous n’avons pas d’association comme Anticor au Grand-Duché de Luxembourg et nous en aurions bien besoin. Félicitations pour votre courage et votre détermination à avoir une politique et un état “propre”. Je suis personnellement un admirateur de Jacques Chirac et je suis persuadé que, malgré certaines pratiques, qui étaient d’ailleurs courantes dans tous les domaines, il était un bon président et un grand européen.
Je ne suis pas d’accord avec votre façon de voir l’état de santé de Monsieur Chirac, car il est évident que toutes ses dernières apparitions en public étaient marquées par la maladie de Parkinson.
En souvenir de ce que cet homme a pu réaliser, je suis contre le fait de l’obliger à devoir se donner en spectacle (pas valorisant pour la France) devant un tribunal. S’il est coupable, il doit être jugé, mais de grâce, il faut le faire dignement, à l’image d’une France qui pour beaucoup d’étrangers comme moi, reste le pays du respect et des droits de l’homme.
Je vous remercie de me donner la possibilité de m’exprimer sur votre site.
Bravo à l’équipe ANTICOR pour votre commentaire et votre combat qui nous honorent.
Je dirais à Graonaire qu’il ne s’agit pas d’acharnement mais de JUSTICE et vos propos sont démesurés.Je reste persuadé que Jacques Chirac se fera un plaisir (lorsqu’il le pourra) de participer, je ne dirai pas à cette comédie……-car je crois encore à la Justice de notre pays;mais à un procès….Disons qu’il aura l’impression de participer à une pièce de théâtre.Vous verrez Graonaire que cet épisode lui changera les idées….En attendant souhaitons lui un prompt rétablissement…..
Je dis oui la justice égalitaire pour tous . L’assos anticor ne peut être que d’accord non ?
Alors pourquoi ne rien faire contre tous les emplois fictifs ? tous ces emplois payés par les entreprises et qui n’y travaillent pas mais travaillent pour les syndicats . Si cela ce n’est pas des emplois fictifs c’est vraiment deux poids deux mesures.
Pour ce qui est la sante du Président Chirac elle à malheureusement diminué .
Pour ce qui est du trouble mémoriel et du conseil constitutionnel ( je vous ferais remarquer qu’il n’y siège plus depuis plusieurs moi ) il ne faut pas confondre, des souvenirs de 20 à 30 ans et l’étude de dossiers avec des documents et des interventions lors de débats maintenant.
De-plus le Président Chirac ne s’est pas défilé , il a dit a plusieurs reprise, jugez moi. il a écrit et aussi dit lors d’interview qu’il avait validé ces emplois car c’était nécessaire pour le fonctionnement de tous les partis d’ailleurs même de gauche .
Il faudra aussi voir un peu pour la mairie de paris actuel , si les subventions à de multiple association vont bien au fonctionnement conformément à l’objet de leurs statuts ou a faire autre chose