Une députée de Seine et Marne citée dans une affaire de corruption

Voici qui ne va pas améliorer l’image des élus et des politiques en général : Chantal Brunel, députée UMP de Seine-et-Marne, est mise en cause dans une affaire de fausse facturation (environ 98 000 euro), susceptible d’avoir dissimulé une opération de financement politique occulte.

Instruite au tribunal de Paris, la procédure vient de connaître une certaine accélération, avec la mise en examen de Denys Brunel, époux de la députée et ancien directeur général de Monoprix.
M. Brunel est poursuivi pour « abus de biens sociaux, faux et usage, blanchiment de fonds provenant d’abus de biens sociaux et corruption ».
L’enquête porte sur des faits remontant à la fin des années 1990, dénoncés en 2004 à la justice par Edouard Meldonian, à l’époque directeur commercial d’une société informatique, qui avait notamment pour client … le groupe Monoprix.

M. Meldonian a résumé au journal Le Monde ses déclarations devant la Police Judiciaire : « J’ai raconté avoir été racketté par M. Brunel au profit de sa femme, Chantal, qui avait besoin d’argent pour financer ses activités politiques, notamment sa campagne législative de 2002. ‘Il faut aider Chantal’, m’avait-il dit. »

Pour mémoire, nous rappelons les grandes lignes de la Charte éthique des collectivités locales qu’Anticor a proposée à la signature des élus : contrôle citoyen, non cumul des mandats-fonctions publiques-privées, formation obligatoire des élus aux bonnes pratiques de gestion, mise en place de comités locaux d’éthique indépendants, partenariat citoyens-élus pour évaluer les politiques publiques, etc.

Pour en savoir plus :
http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/06/09/la-deputee-ump-chantal-brunel-citee-dans-une-affaire-de-corruption_1533744_823448.html

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