Eric Halphen dénonce sur France Inter le pacte Mairie de Paris-UMP

Ce jour, lundi 27 septembre, Eric Halphen, Président d’honneur était invité sur France Inter pour commenter le pacte passé entre la Mairie de Paris et l’UMP. Ce pacte prévoyait que la Mairie de Paris ne se portait pas partie civil dans l’affaire des emplois fictifs de la Mairie de Paris, alors que Jacques Chirac était aux commandes, contre un remboursement des frais occasionnés par ces mêmes emplois fictifs. Ces « réparations » seraient payées pour la plus grande partie par l’UMP et pour une partie fort modeste par Jacques Chirac.

Plusieurs associations s’étaient regroupées ce matin à l’hôtel de ville pour protester contre ce pacte que nous avions qualifié de honteux, car s’était aujourd’hui que les élus devaient se prononcer sur cet accord. L’UMP et les socialistes ainsi que les communistes ont voté main dans la main pour l’arrangement politico-financier. Seuls les verts et selon nos dernières informations les élus du Parti de Gauche ont voté contre.

Eric Halphen, sur l’antenne de France Inter, a démontré qu’il existait aujourd’hui une justice à deux vitesses. On se retrouve plus rapidement devant un tribunal lorsqu’on vole un sac à main que lorsque on détourne des millions d’euros a-t-il asséné.

Par ailleurs, Eric Halphen posait la question de savoir si les sommes remboursées à la Mairie de Paris couvraient vraiment les détournements réels. En outre, pourquoi ne porter devant la justice que cette affaire des emplois fictifs alors que le nom de Jacques Chirac était apparu dans de nombreuses autres affaires qui se sont perdues dans la nuit des temps.

En fait, Monsieur Delanoë par ce pacte a rejoint la cohorte des bons apôtres qui plaident pour qu’on fiche la paix à Jacques Chirac, vu son grand âge et surtout au vu des « grands services » qu’il aurait rendu pendant ses deux mandats.

Anticor, n’est animé ni d’esprit de revanche, ni d’un quelconque esprit partisan, mais demande seulement que la justice s’applique de la même façon à tous les citoyens français, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Ce qui vient de se passer le démontre clairement.

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